Tous, ont été charmé par le défilé Christian Dior par John Galliano pour la collection haute-couture Printemps-été 2007. C'est à l'unanimité que ce spectacle, au-delà du défilé, a fait écarquiller les yeux, a fait rêver, a époustouflé et même a fait pleurer -quelques- spectateurs tant la représentation s'est avérée exquise.
C'était un des rendez-vous du calendrier haute couture (qui s'est déroulé du 22 au 25 janvier) le plus attendu car, à chaque fois, le grand John Galliano fait preuve d'une imagination plus que débordante, plus que foisonnante. Voilà 10 ans que le couturier est à la tête de la direction artistique de la maison Dior qui, cette année, fête ses 60 ans par la même occasion (la maison, pas John^^).
Cette saison, 'l'imposteur de Mister Pinkerton' (tel s'est présenté le couturier à la fin du défilé) nous a emmené au pays du soleil levant où ont régné de magnifiques geishas parées de robes allure XIXè siècle, avec des cols kimono, de hautes chaussures... Il a réussi à manier le charme oriental à celui de l'Occident, à marier les deux cultures avec une harmonie indiscutable.
Seulement 300 personnes ont pu avoir accès au rêve (contre 950 ordinairement). Il est ainsi inutile de dire que tous les invités ont été soigneusement trié sur le volet.
Puis, pour clore le tableau, une pluie de fleurs de cerisiers en papier s'est déversée sur les mannequins qui s'étaient, pour la clôture du défilé, figées. Magnifique. Oui c'était bien un tableau, tel un rêve, comme inaccessible, un paysage difficile d'accès, un monde romantique et utopiste sous une pluie d'applaudissements et de 'congratulations' (dites-le avec cet accent anglais qui fait de l'effet).
John Galliano a réussi à nous faire plonger dans son univers fantastique, fantasque, fantaisiste. Un homme transcendant.